Plasticien/Performer, je questionne la dimension émotionnelle de l’instant, son potentiel créatif, la frontière entre dedans et dehors, ainsi que la place du corps dans les échanges d’aujourd’hui.

L’instant est pour moi la synthèse immédiate et éphémère de plusieurs éléments :

Que faire de ces flux continus d’informations ?
Comment gérer ce chaos intérieur ?
Quelle est cette énergie dégagée par ces conflagrations ?
Comment fixer ces réactions en chaîne ?

Pour traiter ces questions je choisis de vivre et faire vivre une expérience, d’en accepter le produit, de tenter de le comprendre, pour mieux qu’émerger le potentiel, la géographie, la structure, la peau de l’instant.

La Performance
Il s’agit d’organiser un temps de captation instinctive et improvisée. La peinture est là pour fixer des traces de l’engagement du corps, ou bien pour apaiser, soigner. Toujours participatifs, mes concepts impliquent le public dans l’espace de travail de différentes manières : support, peintre, outil, spectateur, ou source d’inspiration. Des collaborations dans les univers de la danse et de la poésie contemporaine m’aident à approfondir mon rapport au corps, à l’environnement extérieur et à mon espace intérieur.

L’ATELIER
C’est le temps de la mémoire, de l’analyse, de la prise de recul sur le résultat instantané de mon travail. Mon œil fait la synthèse des couches de couleurs, traces de gestes et de textures. Ma main détoure les formes émergeantes sélectionnées. Le trait, peut apparaître comme un commentaire de l’artiste sur sa propre peinture, reflet de son époque saturée de commentaires et de commentateurs. Il vient décrire, comme on le ferait avec l’outil « baguette magique » de Photoshop, une abstraction que l’on pourra qualifier de « numérique » (écriture graphique tirée de mon activité complémentaire d’infographiste). Dans l’évolution de ma recherche, le trait/commentaire vient jusqu’à s’imposer sur la peinture/contenu.

Pyropat

«…Je ne sais vivre que dans l’instant, le reste n’existe pas, il n’y a que l’instant et l’éternité…»

Henri Cartier-Bresson

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